Une femme court dans les bois... elle est poursuivie par des hommes armés...elle est sur le point d'accoucher.
Essoufflée par sa course , elle ne sait où aller pour se cacher. Le travail a commencé , les contractions sont de plus en plus fortes , la poche des eaux vient de se rompre. Elle aperçoit un talus derrière lequel se trouve un amas de rocher. Tout en pressant se ventre douloureux entre ses mains , elle se penche et remarque une faille. Elle se met à quatre pattes et se traîne comme elle peut à l'intérieur. Après deux ou trois mètres dans un couloir étroit , elle aboutit dans une sorte de petite caverne où il lui est possible de se redresser un peu. L'endroit est sombre mais un rayon de soleil provenant d'une brèche , lui donne la visibilité necessaire pour se diriger. Elle s'avance un peu et sursaute au son d'un grognement qui vient du fond. La douleur est telle , qu'elle préfère se faire dévorer par le maître des lieux que de repartir et risquer de trépasser sous les poignards de ses poursuivants.
Mais l'animal souffre lui aussi , et elle se rend vite compte , ses yeux s'étant habitués à la pénombre , qu'il s'agit d'une louve sur le point de mettre bas. Poussée par son instinct , elle s'assoie près de l'animal , et le caresse. La louve la regarde d'un oeil approbateur.
L'animal gémit et, après un long spasme, expulse son premier petit. La jeune femme sourit , émue. Mais c'est à son tour de mettre son enfant au monde. L'animal la regarde et, après avoir fait la toilette de son chiot , lui lèche le bras comme pour l'encourager. Elle caresse à nouveau la louve comme pour la remercier mais une contraction d'une puissance inouïe fait crisper sa main dans la fourrure de la bête sans que celle-ci ne bronche. Il s'est instauré entre elles un soutient mutuel et une compassion certaine.
L'enfant est là , la tête sort lentement...plus que quelques efforts et ce sera fini. C'est alors que les deux créatures, unies par l'enfantement, poussent, dans un ultime effort, pour faire naître leurs petits respectifs. Le chiot et le bébé sortent en même temps. La jeune femme saisit son enfant , déchire un bout de sa robe pour le nettoyer et un second pour l'envelopper. Pendant ce temps la louve lèche sans relâche son dernier né.
Fatiguée tant émotionnellement que physiquement , la jeune femme s'endort profondément , la tête sur la louve , son bébé contre elle.
Tout à coup elle s'éveille... quelqu'un l'appelle...c'est son époux. Elle prend son enfant , fait une dernière caresse à la louve et quitte les lieux.
Elle part à la rencontre de son homme.
"- Que s'est-il passé?" demanda t-il , inquiet.
"- Des hommes sont venus pour nous piller... je leur ai dit de prendre tout ce qu'ils voulaient et de partir mais ils voulaient plus. J'en ai blessé un et j'ai réussi à fuir dans les bois.
- C'est notre enfant que tu tiens là ?
- Oui , c'est notre fille... elle est belle et en bonne santé...
- Amour , comme je m'en veux de t'avoir laissé , les provisions pouvaient attendre!
- Ce n'est rien mon aimé , j'ai vécu l'un des moments le plus beau , le plus intense et le plus fantastique de ma vie... je te raconterai plus tard mais pour l'heure rentrons.
- Oui Amour , rentrons... puis-je la prendre dans mes bras... nous n'avons pas était présenté.
- Mon aimé , je te présente ta fille... LOUVE."
FIN.
Légende inspirée d'un album de THORGAL : LOUVE.
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Alors qu'elle n'était encore qu'une enfant , son père , chasseur de dragon de son état , revint avec, pour trophée , un oeuf de la femelle qu'il venait d'exterminer. Il l'offrit à sa fille , sans se douter que l'oeuf était sur le point d'éclore.
Elles vivent en autarcie et en communauté exclusivement féminine. Elles sont très organisées comme une fourmilière. Il y a celles qui chassent et pêchent ( non, pas traditions, elles font pas de politique!!!) , celles qui soignent et enseignent , celles qui pouponnent et enfin celles qui guerroient.
Elle vient la nuit pour s'accoupler aux hommes endormis.
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